3/09/2008
C’est bien le message que plusieurs milliers de Bordelais et de Bordelaises réunis hier place Pey Berland ont voulu faire passer au jury venu lundi 1er septembre étudier la candidature bordelaise. Première des quatre visites françaises avant Toulouse, Marseille et Lyon, tandis que la Slovaquie désignera également une de ses villes comme capitale européenne de la culture pour 2013.
Après la lecture d’un dossier de près 400 pages, le jury était en visite pour apprécier la mobilisation populaire et les lieux clés de la Ville. Pari réussi pour Bordeaux, son agglomération et sa Région ! Tout au long de la journée, les 4 membres du jury en déplacement ont sillonné une Ville loin des sentiers battus. De Saint-Michel à Sainte-Croix en passant par la Bastide et Bacalan, la base sous-marine, Cap Sciences, le CAPC, ou encore la caserne Niel, bref, de nombreux sites en devenir !
Un parcours marqué par l’ouverture et le potentiel d’une ville en mouvement. Dans un contexte de mobilisation politique, artistique, scientifique et surtout populaire, au-delà des limites institutionnelles.
« Il s’agissait de donner une perception physique de la ville » explique Robert Coconnier, responsable du projet. Après cette journée marathon, l’objectif semble atteint ! Les 4 membres d’un jury composé d’experts indépendants s’envoleront ensuite pour Marseille et Lyon, après être passés par Toulouse. Et avant de recevoir les différentes équipes candidates les 15 et 16 septembre pour un ultime grand oral à Paris.
D’ici là, on croise les doigts ! Les Bordelais bien sûr, et bien au-delà : des élus de Biarritz, Bayonne, ou encore Pau, mais aussi du Lot-et-Garonne, de Dordogne, des Landes et mêmes de Bilbao et de Saint-Sébastien avaient fait le déplacement hier au palais Rohan. Une diversité à l’image de l’agglomération bordelaise, une ville latine, sudiste et atlantique qui porte en elle l'esprit, la culture et l'art de vivre du sud-ouest européen.
Derrière Bordeaux, c’est bien toute une métropole, et toute l’Aquitaine qui soutiennent cette initiative culturelle sans précédent pour la Ville, symbolisée par la travail collectif des quatre collectivités que représentent la Ville de Bordeaux, la Cub, le Conseil général, et le Conseil Régional. « La participation de la Cub s’inscrit dans le cadre d’une réelle unité politique et collective. Nous sommes intervenus aussi bien en amont qu’en aval de ce projet, qui représente l’opportunité de mettre l’agglomération en mouvement. Dans le cadre de nos compétences, nous interférons fortement dans le domaine, notamment, de l’urbanité et des paysages » a souligné Vincent Feltesse, président de la Cub.
Unité politique au service d’un programme culturel simple et ambitieux, loin des paravents culturels que certains ont pu voir à Bordeaux, voilà la recette du dossier bordelais. La recette d’une Ville enfin prête à franchir un cap en matière culturelle.
Un secteur ô combien majeur pour l’économie d’une région, son attractivité mais aussi pour son image et son ouverture, comme l’ont montrés les succès récents de Lille, Barcelone ou encore Bilbao.
Jean-Pierre Péroncel-Hugoz résumait ainsi Bordeaux : « Au Midi la ville-chai a pris son savoir-vivre et au Nord son savoir-faire. Sang chaud et tête froide.
Quel modèle pour l'Europe de demain! » Un modèle qui fera peut-être de Bordeaux la capitale européenne de la culture en 2013. Verdict dans quinze jours !